Tommy Robinson vu par un français émigré en Angleterre

            C’est en été 2011 que j’ai pour la 1re fois entendu parler de Tommy Robinson et l’English Defence League (EDL). En regardant un reportage à la télé française sur les mouvements d’extrême droite en Europe. Les commentaires des journalistes étaient négatifs, donnant une idée de haine de ces groupes à l’égard des étrangers. Et certains groupes faisaient réellement peur. [J’ai retrouvé la vidéo du reportage sur internet, labellisée par un site antifasciste ! La voici, en tout cas – la partie sur l’EDL : minutes 29 à 42].

            Ils ont donc montré l’EDL (English Defence League), sous un jour peu favorable, et Tommy Robinson, leur chef. Dans ce reportage, une image m’a frappé. Leur reportage montrait que l’EDL a commencé à Luton, un jour de parade du régiment anglais local qui rentrait de la guerre en Afghanistan. Ce jour-là, sur le chemin du défilé, une manifestation inimaginable pour moi avait lieu : des musulmans qui scandaient des invectives et avaient des affiches : « Soldats anglais, brûlez en enfer ». Quel accueil ! Pour moi qui n’était pas trop intéressé par l’armée, encore moins anglaise, je trouvais ces slogans d’une indécence inouïe. C’est alors que je vois un anglais surgir contre ce groupe important de musulmans agressifs et frapper l’un deux [vidéo du documentaire – 37:37]. Le commentateur disait que c’était Tommy Robinson.

            J’ai grandi dans un esprit de pacifisme, quoi que mon père ait quitté la France au risque de sa vie en 1942 pour s’engager avec les forces alliées, contre les nazis. Il avait 20 ans. Mais après la guerre, il a tourné la page et se montrait avide de paix.

            De plus, j’ai grandi dans la classe moyenne française. J’ai émigré en Angleterre il y a quelques années à l’âge de 47 ans, recruté par une grande entreprise anglaise pour mes qualifications professionnelles. Travaillant avec toutes sortes de personnes, j’y ai subi un choc culturel au contact de la classe ouvrière anglaise. Du haut de ma suffisance intellectuelle et de mon éducation académique, je trouvais les anglais de la classe ouvrière bruts, sans éducation, peu recommandables.

            Donc, malgré ma culture de pacifisme, et malgré mes préjugés contre les anglais de « basse classe » (c’était mon expression), au lieu de trouver l’acte d’agression de Tommy Robinson déplacé, j’ai ressenti à ma grande surprise de l’admiration : c’était la seule réponse à apporter ce jour-là dans ces circonstances-là. Le commentaire présentait Tommy Robinson comme un voyou, au passé quelque peu trouble, ce qui correspondait pas mal à ma vision des anglais de la classe sociale ouvrière. « Peut-être, je me suis dit, mais ce mec a le courage de s’élancer contre un groupe de gens qui se conduisent de façon absolument écœurante. C’est peut-être un voyou, mais quel courage ! ». Cela m’a marqué. Jamais je n’aurais fait cela. En fait, c’est précisément parce qu’il est de « basse classe » et sans éducation, qu’il n’a pas la couche de vernis épaisse d’éducation qu’est la mienne, et qu’il a appris à se battre dans la rue, que lui a eu ce courage ! Respect !

            Je n’ai plus entendu parler de lui avant mai 2013, mais je n’avais pas oublié. J’ai gardé son nom en mémoire. Je me souviens avoir regardé une fois fin novembre 2012 si l’on parlait de lui sur Wikipédia : l’article disait qu’il était né le 27 novembre 1982 à Luton : il aurait donc 30 ans quelques jour après. J’ai pensé à lui envoyer un chèque de 100 £ pour son anniversaire, en lui disant d’en faire ce qu’il voudrait, juste en reconnaissance de son acte de bravoure. Et puis je me suis trouvé bête et n’en ai rien fait.

            Par mon travail, je suis en relation avec des gens de toute sorte. J’ai pu peu à peu découvrir les anglais de la classe sociale ouvrière. Sous leur aspect brut, j’ai commencé à découvrir parmi eux de braves gens. Sans éducation, certes, mais certains ont beaucoup de cœur, et certains même me sont devenus chers. Je les ai vus manifester bien plus de solidarité que je n’en ai vu dans ma classe moyenne à Bordeaux, où j’ai vécu une quinzaine d’années (il va sans dire qu’il y a des bordelais de souche chers à mon cœur également – ne généralisons pas).

            La fois suivante où j’ai pensé à Tommy Robinson, c’est quand j’ai appris l’attentat contre le pauvre soldat Lee Ribgy, le 22 mai 2013, en plein jour, à Londres, assassiné par 2 islamistes au nom d’Allah ! En voyant les images de l’attentat, j’ai vu une abjection totale, sans nom. A ce moment-là, mon cœur a chaviré. Plus jamais cela, mon Dieu ! Plus jamais ! Un refus total, absolu, s’est mis en place en moi.

            Je n’ai pas particulièrement d’affinité avec les musulmans, mais jusqu’alors, j’avais suivi et crû le discours politiquement correct et les médias, et accepté que les terroristes ne représentaient pas l’ensemble des musulmans. Mais que faisait cet ensemble ? Pourquoi ne se levait-il pas pour dire sa haine des haineux. C’est ce que nous chrétiens ferions si nous voyions un tel acte impensable, de la part d’un fanatique religieux chrétien. Nous aurions honte. Et les chefs religieux de l’ensemble de la chrétienté exprimeraient publiquement une totale désapprobation et un total rejet. Donc, pourquoi ne voyons-nous pas cela chez les musulmans ? Je ne rejette pas depuis l’ensemble des musulmans, mais je rejette l’islamisme, et attends des musulmans présents dans les pays dits chrétiens le respect qui sied envers les habitants du pays et leurs coutumes. Tout simplement. Même s’ils sont nés dans le pays, leur religion est étrangère et n’a pas lieu de s’imposer ou d’exiger une quelconque adaptation des autres envers eux. C’est non négociable. C’est à ce jour ce que je crois.

            Ce jour-là, le 22 mai 2013, j’ai repensé automatiquement à Tommy Robinson. Je ne l’avais pas oublié.  Je ne pouvais pas. Et j’ai regardé les réactions : de la part des gouvernants et politiciens, les paroles habituels d’apaisement, évoquant un « acte isolé ». Mais pour moi cette fois-ci, c’était un « acte isolé » de plus parmi tant d’autres depuis le 11 septembre 2001. Ce n’était plus un acte isolé. Et c’était donc le maillon d’une chaîne de haine appelé islamisme, avec d’autres maillons à venir, bien évidemment. J’ai donc regardé la réaction de Tommy, interviewé sur cet attentat : des paroles sages et réalistes, qui correspondaient à ce qui basculait en moi : le refus total.

            Comment ne pas éprouver du respect pour un tel homme. Je l’ai donc suivi sur Twitter. Bien m’en a pris. J’ai tant appris. Il m’a tant appris, à moi qui je serais en âge d’être son père, à moi qui ai bien plus d’éducation académique que lui. Mais lui, il connaît mieux le monde réel que moi.

            Je l’ai donc vu le weekend d’après, via internet, organiser des marches des supporters de l’English Defence League pour témoigner leur respect à la mémoire de Lee Rigby et déposer des fleurs aux monuments aux morts dans les principales villes du Royaume-Uni. Et je me suis dit : « Voilà ce qu’il faut faire. Le peuple est en colère. Il ne faut pas nier la colère, il faut l’accompagner, l’exprimer, et la canaliser ». Moi aussi, je ressentais cette colère. Pour la toute première fois, je me sentais faire partie de ce peuple ! Pour la toute première fois de ma vie, je me sentais anglais !

            J’ai remarqué aussi ses consignes à ses supporters : d’accueillir aimablement tout musulman qui viendrait se joindre à eux lors de leurs manifestations de respect. Ce n’est pas là l’attitude d’un chef extrémiste, mais d’un homme responsable. Je l’ai vu plus d’une fois depuis faire peu de cas de l’appartenance raciale ou même confessionnelle, pourvu que les individus manifestent le respect de l’autre.

            Etant français immigré, je dois avouer que j’ai du mal à suivre les infos anglaises. Au bout d’un an dans le pays, ma femme et moi avons décidé d’installer une antenne parabolique et de retrouver enfin les chaînes de télé française, que nous connaissions bien et que nous comprenons,. J’ignorais donc tout de la mauvaise image que les anglais avaient de l’EDL, mouvement de rue diabolisé par les médias officiels comme un groupuscule d’extrême droite dangereux. J’ai donc regardé ces gens sans a-priori. Une chance pour moi.

            J’en étais donc là : je voyais cet homme Tommy Robinson courageux, digne, prêt à guider le deuil d’un pays que ses dirigeants se refusaient à faire. Ce n’est pas qu’il voulait faire le dirigeant à leur place, c’était évident. Il se sentait le devoir d’exprimer le sentiment de deuil et de colère, et le devoir d’aider ses compatriotes à l’exprimer. J’avais dès lors un respect profond pour cet homme.

            Début juin, il twitte qu’il va participer à un débat « L’Angleterre devient-elle raciste ? » à la télé anglaise. Moi qui ne regarde pas la télé anglaise (je connais les gens à la télé française, je comprends bien ma langue, je comprends à demi-mot, même ce qui se dit tout bas derrière de belles paroles) … moi qui ne regarde pas la télé anglaise, donc, je regarde ce « débat » : cette farce, plus tôt. Ou même plutôt cette mise à mort : le pauvre Tommy est invité parmi un auditoire déjà persuadé de sa culpabilité de raciste. Le pauvre homme se fait traiter de raciste par une sorte de tribunal composé de personnalités (des gens évidemment qui me sont totalement inconnus) : du haut de leur suffisance, ils se drapent de leur vertu et de leur notoriété, et tel César, baissent le pouce en le traitant de raciste. On lui donne à peine la parole. Je me souviens l’entendre : « J’ai donné 4 ans de ma vie pour cette lutte, j’y ai perdu gros, je crains tous les jours pour ma vie ». Ce à quoi on ne fait que l’accuser : « Raciste, raciste, raciste », ou « Fanatique, fanatique, fanatique ». Il a beau demander en quoi c’est raciste de s’opposer à l’islamisme (une idéologie, pas une race), personne ne se donne la peine de vouloir discuter avec lui. L’insulte est tellement plus facile, et auto-convaincante. Ce soir-là, le pauvre me donne le sentiment d’un chrétien qu’on a jeté aux lions. Je voudrais sauter dans l’arène et prendre les coups à sa place. Ce soir-là, je ne vois que sa bravoure, son intégrité, sa droiture. Ce soir-là, il est lumineux de bravoure de de sincérité. Ce soir-là, je suis conquis.

            Je vais donc le suivre sur Twitter avec le respect profond que je ressens désormais pour lui. Je le vois prendre des initiatives, comme une marche d’une vingtaine de km dans Londres, lui et son cousin Kevin Carroll, pour récolter des fonds pour une petite enfant atteinte d’un cancer, dont le seul espoir est d’être opérée aux USA. Je le suis presque en direct ce samedi-là sur Twitter, et je le vois de faire agresser et dans la foulée se faire arrêter se faire arrêter pour entrave à la force publique. Sa marche passait aux abords d’une grande mosquée dans un quartier est de Londres, et devait le menait sur les lieux du meurtre du soldat Lee Rigby. Passer près d’une mosquée semblait donc non acceptable pour les autorités gouvernementales, manifestement (c’est ce que j’ai compris de la situation, et cette pensée est la mienne propre – je ne me rappelle pas qu’il ait évoqué qui pouvait être responsable ce son arrestation). La petite mourra malheureusement quelques jours plus tard.

            A d’autres occasions, je le vois haranguer ses supporters lors de plusieurs manifestations importantes de l’EDL. Je découvre un homme soucieux des autres, respectueux des individus. Un homme auquel on ne donne pas la parole officiellement, parce qu’il ne vient pas de la bonne société.

            Bref, je vois une société bien injuste, fermant les yeux sur des prédicateurs de haine, pour tenter d’apaiser les tensions avec les communautés musulmanes, et dure avec son propre peuple quand il vient de la classe ouvrière. Cette société anglaise me rappelle le système des castes de l’Inde, avec les parias (la classe ouvrière anglaise) qu’on ne fait que tolérer, mais jamais considérer. Ce sont pourtant eux les 1ers à souffrir de l’islamisation du pays, qui se fait d’abord dans les milieux défavorisés. Ce système de 2 poids 2 mesures bat son plein, et en plus contre le propre peuple.

            Alors, bien sûr, je commence à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en France. Au mois de juin avec d’abord l’affaire Méric, où les journaux font un grand titre de ce pauvre petit jeune homme antifasciste, tombé dans un traquenard tendu par des skin heads. Ce à quoi je crois. Sauf que peu à peu, on apprend que les circonstances n’étaient pas tout-à-fait ça, pour finir par apprendre, mais ça ne fait plus les grands titres, que la victime, Clément Méric, était en fait l’agresseur et que le coup de poing fatal qu’il l’a fait tomber, était simplement défensif. Méric est mal tombé. Ça l’a tué. Mais c’était lui l’agresseur. La victime, c’est Esteban Murillo, celui qui s’est défendu. Il est toujours en prison après 6 mois de détention préventive, sans procès. Six mois pour avoir provoqué la mort en légitime défense ! Je découvre les mensonges d’état.

            Et ça continue avec les émeutes de Trappes en juillet. Là, c’est un policier qui fait correctement son travail en demandant ses papiers à une femme voilée intégralement qui marche dans la rue. Ce qui est illégal en France. Elle sait donc qu’elle transgresse la loi, mais n’en a que faire. Son mari, un jeune français converti, tente d’étrangler un policier. Il est amené au commissariat. Là-dessus, 250 « jeunes » (musulmans) attaquent le soir-même le commissariat, avec 3 jours d’émeutes et de saccages des lieux pas ces braves « jeunes ». C’est écœurant. Et que croyez-vous qu’il se passe ? Le gouvernement, pour apaiser, conseille aux policiers d’éviter désormais de contrôler les femmes intégralement voilées. Normal. Trappes a voté Hollande à 75%. Ne pas heurter les électeurs. Quitte à baisser son froc devant des salopards qui ne respectent ni la loi, ni l’autorité, ni les français de souche.

            Je suis dégoûté. Et je suis d’autant plus reconnaissant qu’il y ait un homme comme Tommy Robinson pour se lever et chercher à réveiller un peuple contre l’inacceptable : que l’on nous considère comme des étrangers dans notre peuple pays, que ce soient les anglais chez eux, ou nous en France, auxquels on préfère les musulmans quitte à oublier les principes de laïcité si sacrés de notre république. Gouvernements minables et répugnants, traîtres à leur peuple ! Incroyable !

            Je suis donc Tommy avec l’intérêt que vous comprenez. Je le vois manifester du respect pour les individus. Et je vois son engagement : il est entier, il passe après son engagement, même si ça lui coûte. Mon respect grandit chaque fois que je le vois agir ou réagir.

            Je comprends maintenant : cet homme est un gars banal, né dans la classe ouvrière anglaise, avec un peu d’éducation académique pour s’insérer dans la société. Mais il a l’éducation à la dure de la vie. Et le voilà qui vit dans une ville, Luton, où la population musulmane est très importante et où certains quartiers ont été désertés par la population anglaise de souche. Et il voit des actions révoltantes de la part de certains membres de cette communauté sans que la communauté dans son ensemble montre son opposition. Il y a de quoi y voir une sorte d’invasion qui ne dit pas son nom. Et qu’en sera-t-il dans 30 ans ? Bien plus de villes d’Angleterre (et de France) auront subi un tel phénomène. C’est tout simplement inadmissible. Ce n’est en principe pas pour imposer nos lois à un pays que nous émigrons. Ce n’était pas mon but en émigrant en tout cas. Et ce ne doit l’être d’aucun immigrant, autrement c’est une attitude d’invasion qui doit être sanctionnée comme telle.

            Donc, ce gars banal voit une situation inadmissible. Et il réagit avec ses tripes. Son engagement dès lors est total. Il sait que c’est une lutte à mort. Il est régulièrement victime de menaces de mort, non seulement lui, mais les siens. Et ce depuis le printemps 2009. Quel courage ! Je me rends compte que son engagement l’a affiné, purifié. Comment pourrait-il en être autrement ? Cet homme est soumis aux pires obstacles :

–         détestable réputation de la part des médias, d’où une certaine haine bon ton du public,

–         haine évidemment de la part de tous les musulmans, qui le prennent pour leur ennemi – alors qu’il a dit lui-même que les musulmans sont les 1ers les victimes de l’islamisme,

–         haine farouche et menace de mort des islamistes – et on sait que ce sont loin d’être des enfants de chœur,

–         et même haine de mouvements néo-nazis, qui lui reprochent de ne pas être raciste, car ce serait la race blanche qui est l’objet d’une sombre machination. Il ne s’est jamais dressé pour protéger la race blanche. Il s’est dressé contre une infamie, pour protéger tous les individus contre une idéologie mortifère. Il a montré qu’il n’a que faire des races. En fait, il s’est dressé pour la race humaine. Respect, Mr Robinson !

            Cet homme a été affiné, oui, mûri, par son engagement. Il est devenu un homme meilleur, plus mûr, plus réfléchi. Je le considère comme un « self made gentleman ».
Alors, devant un homme pareil, oui, je suis plein d’admiration, plein de respect. C’est quelqu’un pour qui j’ai envie de m’engager, à côté de qui je veux pouvoir me tenir. Difficile pour un français. Je ne me suis jamais permis de participer à la moindre manifestation de l’EDL : tout simplement parce qu’il me paraissait indécent de manifester chez les anglais pour leur dire ce qu’il convient de faire. Je ne suis pas dans mon pays. C’est le leur. Je ne vais pas aller manifester contre le fait que des étrangers, ou des britanniques d’origine étrangère, n’ont pas à leur dicter leur loi ! De même que je n’aimerais pas que des étrangers manifestent en France. Nous sommes assez de français en France pour cela.

            Je n’ai donc jamais rencontré mon héros en personne. Car oui, bien sûr, cet homme est pour moi un héros. J’espère avoir un jour le privilège de lui serrer la main un jour, et de lui exprimer simplement par mon regard ma confiance totale, mon amitié inconditionnelle.

            Le 8 octobre dernier, coup de théâtre : il annonce depuis le siège d’une organisation caritative appelée Quilliam, tenue par des ex-islamistes repentants, qu’il quitte l’English Defence League. J’avoue que cela m’a perturbé. Pendant 2 jours, je n’ai pas pu regarder l’interview qu’il avait donnée pour expliquer son geste. Pour moi, il ne pouvait qu’être victime d’un chantage. Mais certains sinon beaucoup des supporters de l’EDL l’accusaient carrément de trahison. Et puis, en en discutant avec un ami très cher que je me suis fait par Twitter (qui lui est américain, et a suivi Tommy avec la même admiration que moi – salut à toi, quand tu me liras, @AnAmericanUSA) … En en discutant, donc, tous deux très ébranlés par l’acte de Tommy, nous avons récapitulé ce dont nous étions persuadés : pour nous, même en n’étant pas au courant des tenants et des aboutissants, il était évident que Tommy avait montré continuellement combien il était droit, fiable, engagé. Impossible qu’il trahisse une cause à laquelle il avait dédié ces 4 dernières années ½, et pour laquelle il a même fait quelques mois de prison. Je connais suffisamment les hommes : je remettrais ma vie entre ses mains, sans hésitation. A partir de cela, nous pouvions construire, et rester loyaux, mon ami américain et moi, à Tommy. Et même lui exprimer notre soutien à un moment-clé de sa vie où il en avait sans doute le plus besoin.

            Tommy a depuis montré combien il est toujours aussi engagé contre l’islamisme. Il a expliqué que par ce geste vers l’organisation Quilliam, il montrait qu’il voulait lutter contre l’islamisme, mais avec les musulmans eux-mêmes, non contre eux. Et qu’il ne voyait pas d’avenir aux manifestations de rue de l’EDL. Leur but était d’éveiller la conscience du public à la menace de l’islamisme et de l’islamisation de nos villes. Soit. Mais cela ne construit rien. Il compte donc mettre en place en 2014 un nouveau mouvement qui aura à son avis un impact bien plus considérable que l’EDL.

            J’ai foi en toi, Tommy. Tu as la stature d’un homme d’état. Tu as une vision.

            Respect, Mr Robinson.

                        Avec toute mon amitié

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2 réflexions au sujet de « Tommy Robinson vu par un français émigré en Angleterre »

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